La Cartuja, Monasterio, Granada

La Cartuja, Monasterio, Granada

Chartreuse de Grenade

Source WIKIPEDIA

Vue de la Chartreuse de Grenade
Présentation
Nom localCartuja de Granada
CulteCatholicisme
Début de la construction1516
Style dominantArchitecture baroque
Géographie
Pays Espagne
Communauté autonome Andalousie
VilleGrenade
Coordonnées37° 11′ 31″ Nord 3° 35′ 58″ Ouest
Géolocalisation sur la carte : Andalousie

La chartreuse de Grenade est l’un des plus importants monuments religieux de l’Andalousie. De style baroque, elle accueillit des moines chartreux depuis sa construction jusqu’à 1835.

L’ordre des Chartreux fut fondé en 1084 dans le massif de la Chartreuse (qui lui donna son nom), près de Grenoble, au Dauphiné, par saint Bruno et six compagnons (quatre clercs et deux laïcs). Il est très austère, en observant le jeûne et le silence avec beaucoup de rigueur. Les moines vivent dans des cellules individuelles et ils consacrent leur temps à la prière, l’étude et le travail manuel. L’ordre eut vingt-quatre monastères en Espagne, dont la grande majorité seraient éteints en 1836 par le désamortissement de Mendizábal et la sécularisation générale. Aujourd’hui ne demeurent que quatre chartreuses en activité en Espagne : Miraflores à Burgos, Montealegre à Tiana, Aula Dei à Saragosse et Porta Cœli à Serra.

La construction de la chartreuse de Grenade commença en 1516 grâce à un don de terres par Gonzalve de Cordoue, le « Gran Capitán ». Elle porte le titre de monastère de l’Assomption de Notre-Dame. Aujourd’hui l’ensemble n’est pas complet parce-que se sont perdus le grand cloître, les cellules et d’autres pièces, mais on en conserve une grande partie.

En traversant un portail de style plateresque on arrive au portique. Le beau perron qui nous amène à la porte de l’église, œuvre du maçon Cristóbal de Vílchez, est précédé d’un chemin empierré de style grenadin, en pierres noires et blanches, fait en 1679. La façade de l’église a en haut un blason d’Espagne, peut-être parce que ce monastère dépendait de la chartreuse de Notre Dame du Paular, à Rascafría, fondation royale. Le portail du Néoclassicisme en marbre gris fut dessiné par Joaquín Hermoso en 1794. L’image de saint Bruno en marbre blanc est dû à Pedro Hermoso, frère du précédent.

Un vestibule austère nous amène à un beau cloître d’ordre dorique, communément appelé le « petit cloître » pour le distinguer du grand cloître maintenant disparu. Il est aujourd’hui le centre du monastère et les portes des pièces donnent toutes sur ses galeries. De l’un de ses angles on peut observer la tour de l’église.

Le réfectoire est une pièce grande avec voûte de vielles à roue ogivales et arcs. On y trouve une chaire pour la lecture durant le repas. Le contrecœur a une croix peinte par le frère lai Juan Sánchez Cotán, qui est également l’auteur de la « Cène » et des tableaux qui ornent les parois représentant différents épisodes de la fondation de l’ordre et séquences de la persécution soufferte par les chartreux en Angleterre pendant le règne d’Henri VIII, et de trois toiles de la Passion du Christ.

« Les apôtres Pierre et Paul » par Sánchez Cotán
À côté de la salle à manger des monastères on retrouve une petite pièce avec une fontaine où les moines se lavent les mains avant de manger tant qu’ils récitent le psaume 130, dont ses premiers mots sont De profundis clamavi ad Te, Domine (« Des profondeurs, je criais vers Toi, Seigneur »). La salle de ce monastère (maintenant sans fontaine) est ornée d’un retable sur les « Apôtres Pierre et Paul » peint au clair-obscur par Sánchez Cotán (parce que cette pièce s’appelle la salle des saints Pierre et Paul), et d’autres tableaux du même auteur sur des séquences de la construction de la première chartreuse, la « sainte Face », « Deux évêques de l’ordre » et la « Vierge à l’Enfant ». Cette pièce gothique fut la chapelle du monastère jusqu’à la construction de l’église ; puis, fut employée comme chapitre de frères lais. Les arcs en faisceaux de petites colonnes s’y réduisent à une seule qui achève à bonne hauteur du sol. Dans l’autel se trouve un tableau d’auteur inconnu. Aux côtés, la « Vierge donnant le sein à son bébé » et la « Vierge et le Christ mort ». Les autres sont de Vincenzo Carducci représentant des séquences rattachées à la vie et à la mort des saints Bruno et Hugues.

La salle capitulaire est la pièce où les moines se réunissent pour délibérer sur les affaires de la communauté. La porte d’entrée, remarquable pour les ornements et clous en bronze, est l’œuvre du frère lai Juan Martín, comme celles du cloître. La voûte a influences du Gothique. Les tableaux qui aujourd’hui ornent les parois sont de Carducci : l’« Apparition de la Vierge à saint Bruno dans le lit de mort », l’« Apparition de la Vierge à frère Joan Fort » et diverses martyres de moines aux mains des Turcs et des Huguenots.

Au côté suivant du cloître il i y a trois petites chapelles : l’une renferme une sculpture de « Notre Dame du Rosaire » ; l’autre, une table et deux chaises en marqueterie en plus d’un ancien pavillon petit pour l’exposition de l’Eucharistie à l’adoration des fidèles ; et la troisième, un « Ecce Homo », œuvre des frères García.

Voûte du tabernacle dans la chartreuse de Grenade. Fresques d’Antonio Palomino
Le temple est d’une seule nef, divisée en trois parties : la première, pour le peuple ; la deuxième, pour les frères lais ; e la troisième, plus étendue, pour les moines. Entre celle des frères lais et celle des moines on trouve l’arrière-chœur avec deux retables de style baroque churrigueresque portant deux tableaux de Sánchez Cotán, sensibles pour leur délicatesse et leur mysticisme : le « Repos pendant la fuite en Égypte » et le « baptême du Christ ». La porte en verre a incrustations de coquilles, d’ivoire, d’argent, d’ébène, et de bois de gaïac. Les parois ont beaucoup d’ornements en plâtre. Parmi les niches portant des statues également en plâtre, on trouve des grands tableaux portant six toiles représentant des scènes de la vie de la Vierge. Elles sont dues a Pedro Atanasio Bocanegra, auteur également de l’« Immaculée Conception » qui se situe sur la porte d’entrée e de la belle toile de « Notre Dame du Rosaire » qui se situe sur un petit retable à gauche.

Le presbytérium, ça veut dire le lieu réservé au clergé, est couronné d’une coupole elliptique. Se distingue par l’ornementation et la polychromie. Il y a quatre sculptures en plâtre (« Évêque cartusien », « saint Jean Baptiste », « saint Bruno », « saint Hugues », quatre tableaux de Sánchez Cotán de scènes de la Passion et, au centre, l’« Assomption de Marie », de Bocanegra.

Le maître-autel est orné d’un baldaquin en bois avec miroirs dont à l’intérieur se trouve l’« Assomption de Marie », de José de Mora.

Tabernacle
Après le maître-autel, séparé de l’église par une porte en verre de Venise, se trouve la chapelle du tabernacle, où peinture, sculpture et architecture se fondent pour créer l’une des plus beaux et sensibles œuvres du Baroque espagnol. L’ensemble fut construit par Francisco Hurtado Izquierdo entre 1704 et 1720. L’austérité cartusienne devient ici grandeur en l’honneur du sacrement de l’Eucharistie. À chaque angle, sur de hauts piédestaux, deux colonnes d’ordre corinthien soutiennent d’arcs sur lesquels se dresse la coupole. Dans les travées, ornées d’étendards soutenus par des bébés, on trouve des consoles avec des statues de « saint Joseph » (José de Mora), « saint Jean Baptiste » (Risueño), « saint Bruno » (José de Mora) et « sainte Marie-Madeleine » (Duque Cornejo). Les statues des vertus appuyées sur les oculus dont deux donnent sur des chapelles aux côtés, ce qui est caractéristique des églises cartusiennes, sont l’œuvre de ce dernier auteur. Les parois, très décorées, encadrent des toiles d’Antonio Palomino représentant des thèmes de l’Ancien Testament. Sur les quatre triangles curvilignes qui forment l’anneau de la coupole avec les arcs sur lesquels celui-là s’appuie, sont représentés les évangélistes et, dans la coupole, peinte à la fresque par Palomino, est représenté saint Bruno comme un Hercule soutenant l’ostensoir sur le monde, la Trinité avec Marie et Jean le Baptiste et, autour, des différents cœurs d’anges et des saints. Au centre se dresse le tabernacle en marbre. Un piédestal soutient quatre statuettes dorées avec des symboles eucharistiques et huit colonnes noires salomoniques sur lesquelles on voit une riche architecture dont au sommet se situe l’image de la foi. À l’intérieur, il y a une structure avec la forme de temple où se trouve le tabernacle, le coffre où on garde l’Eucharistie, qui était adorée par les moines des oculus des côtés.

La sacristie fut dessiné par Hurtado Izquierdo et réalisée par différents maîtres entre 1727 et 1764. Elle paraît, par sa forme et structure, une petite église. Forme, lumière, couleur et des nombreux ornements baroques s’y fondent pour donner une sensation de grandeur, de mobilité et d’inconsistance. Le socle est en marbre de Lanjarón. Il est également en marbre un retable de « saint Bruno », de Ferrer, de l’« Immaculée Conception », d’Alonso Cano. La coupole obscure détonne : elle est une fresque de Tomás Ferrer. Dans un niche à gauche, à côté du retable, se trouve un image de « saint Bruno », œuvre de José de Mora, de beauté unique. La décoration est complétée par des œuvres du frère lai Francisco Morales représentant des scènes de Jésus-Christ (le « Christ de l’Expiration », l’« Immaculée Conception reçue par le Christ de l’Expiration » et l’« Immaculée Conception reçue par le Père Éternal ») et de saintes cartusiennes. Les portes et commodes, couvertes d’acajou, de gaïac, d’ébène, de coquilles, d’ivoire et d’argent, sont l’œuvre du frère lai Manuel Vázquez, qui mit trente-quatre ans.

Español: (Wikipedia)
El Monasterio de Nuestra Señora de la Asunción, más conocido como la Cartuja de Granada es un monasterio situado en la ciudad española de Granada, comunidad autónoma de Andalucía, que albergó a una comunidad de monjes cartujos desde su construcción hasta 1835. Aunque mezcla diversos estilos, representa una de las cumbres de la arquitectura barroca española.

Historia
Surgió por la decisión que tomó en 1458 la comunidad del monasterio de Santa María de El Paular y se comenzó a construir en 1506 una vez que se fijó su emplazamiento, tras la cesión de unos terrenos por el Gran Capitán, Gonzalo Fernández de Córdoba. El emplazamiento actual no corresponde a los terrenos cedidos por el Gran Capitán por lo que éste se desentendió del proyecto. En 1516 se reiniciaron las obras que durarían tres siglos sin llegar a acabar el proyecto inicial, y del que sólo se conserva parte, porque en 1842 fue destruido el claustro y las celdas de los monjes, y afectando a la casa prioral que fue destruida totalmente en 1943. Estuvo habitada hasta 1835 momento en el que los monjes fueron expulsados de la misma. Su construcción duró desde el S.XVI hasta el XIX

De exuberante decoración, sus espacios más célebres son la iglesia, la sacristía, de autor desconocido, y el sagrario que es obra del maestro Francisco Hurtado Izquierdo y cuenta con una impresionante cúpula pintada por Antonio Palomino. El edificio alberga en su interior una importante colección de pinturas, entre las que destacan las del cartujo Juan Sánchez Cotán.

El edificio consta de las siguientes partes:

Portada, es del siglo XVI y de estilo plateresco.
Claustrillo, es del siglo XVII con arquería dórica.
Refectorio, es de crucería gótica de aristones y los arcos de medio punto. Se encuentra decorada con obras de Juan Sánchez Cotán.
Sala de San Pedro y San Pablo o de profundis, cuenta con un retablo pintado también por Sánchez Cotán.
Capilla de Legos, construida entre 1517 y 1519 por fray Alonso de Ledesma con estilo de último gótico. Adornada por cuadros de Carducho.
Sala capitular, con bóveda de crucería y cuadros de Carducho.
Capillas, son tres en total situadas en el claustrillo.
Iglesia, se inicia su construcción a mediados del siglo XVI y finaliza en 1602. Está dividida en tres partes, cada una de ellas con un acceso diferente.
Sancta Sactorum o Sagrario.
Sacristía, comenzó a construirse en 1727 y se terminó en 1764. Ricamente ornamentada, es digno exponente de la fase final del barroco español. En la cúpula, pintada por Tomás Ferrer en 1735, destacan San Bruno, San Juan y otros fundadores de la Orden de los Cartujos.

English :

Granada Charterhouse
From Wikipedia, the free encyclopedia

Granada Charterhouse (Spanish: Cartuja de Granada) is a Carthusian monastery in Granada, Spain. It is one of the finest examples of Spanish Baroque architecture.

The charterhouse was founded in 1506; construction started ten years later, and continued for the following 300 years. While the exterior is a tame ember in comparison, the interior of the monastery’s is a flamboyant explosion of ornamentation. Its complex echoing geometric surfaces make of it one of the masterpieces of Churrigueresque style. The most striking features include the tabernacle, constructed to a design by Francisco Hurtado Izquierdo, the church and the famous sacristy, built between 1727 and 1764 by Luis de Arévalo and F. Manuel Vasquez. The charterhouse displays an extensive collection of paintings, prominent among which the works of Fray Juan Sánchez Cotán.

Posted by >jlfaurie on 2014-04-15 18:44:58

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