IMG_8175 Paul Gauguin. 1848-1903. Paris Tahiti. Vaïraumati tei oa. Elle se nommait téi oa. Her name was Vairaumati. 1892. Moscou. Musée Pouchkine. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. ) | Online Art Museum

IMG_8175 Paul Gauguin. 1848-1903. Paris Tahiti. Vaïraumati tei oa. Elle se nommait téi oa. Her name was Vairaumati. 1892. Moscou. Musée Pouchkine. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

IMG_8175 Paul Gauguin. 1848-1903. Paris Tahiti. Vaïraumati tei oa. Elle se nommait téi oa.  Her name was Vairaumati. 1892.  Moscou. Musée Pouchkine.  Exposition temporaire  Fondation Louis Vuitton. Paris. )

Paul Gauguin. 1848-1903. Paris Tahiti. Vaïraumati tei oa. Elle se nommait téi oa. Her name was Vairaumati. 1892. Moscou. Musée Pouchkine. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

De 1792 à 1815 l’Europe n’a pas le temps d’être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l’Europe entre dans une période d’expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l’histoire de la peinture européenne.
L’Europe continentale a pu enfin connaitre, après l’Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l’Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.
Dans l’Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l’art de la peinture voit apparaitre une explosion d’écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d’un siècle. La peinture européenne n’est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d’autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.
Comment expliquer cette diversité de l’art et cette liberté d’expression des artistes européens à cette époque ?
La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d’une situation de pluralité culturelle et idéologique.
Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu’en 1940, l’Europe n’est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.
Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :
Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l’Atlantique à l’Oural.
Certes, cette Europe est loin d’être idéale. L’Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu’aucune idéologie, sacrée ou profane, n’est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.
On n’en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l’art abstrait. Cette multiplication d’écoles à la recherche de nouveaux moyens d’expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:
Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme……
Ce n’est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l’art. C’est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.
L’Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.
Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.
Conséquence : Pas de monolithisme de l’Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.
A l’exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.
A l’exception aussi de l’Allemagne hitlérienne où l’art meurt à partir des années 1930 et suivantes.
Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu’à l’art l’abstrait.
L’Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.
C’est ainsi que s’est imposé dans nos musées d’Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l’Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d’art, de tous les musées d’Art Contemporain, du nord au sud, et de l’est à l’ouest de l’Europe et de l’Occident. Le Massacre de la Peinture et l’Art de la pensée unique.

1815 – 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.
Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.
In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.
How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?
The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.
In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:
Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.
Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.
There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ……
This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.
Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.
No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.
Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.
With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.
With the exception also of Hitler’s Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.
Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.
The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.
It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

Posted by >jean louis mazieres on 2017-02-24 07:44:37