IMG_7183AC Paul CĂ©zanne. 1839-1906. Paris. Cinq baigneurs. Five swimmers. 1904. Paris Orsay. | Online Art Museum

IMG_7183AC Paul CĂ©zanne. 1839-1906. Paris. Cinq baigneurs. Five swimmers. 1904. Paris Orsay.

IMG_7183AC Paul CĂ©zanne. 1839-1906. Paris. Cinq baigneurs. Five swimmers. 1904.  Paris Orsay.

Paul CĂ©zanne. 1839-1906. Paris. Cinq baigneurs. Five swimmers. 1904. Paris Orsay.

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

Il faut attendre la fin des guerres imposĂ©es Ă  l’Europe par la RĂ©volution et l’Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L’AcadĂ©misme et les premières tendances modernistes.
Les thèmes de l’art se diversifient, la religion, l’histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se rĂ©pandent. Une Ă©cole rĂ©aliste fait son apparition qui prend de l’importance et reprĂ©sente la première contestation de la "Grande Peinture" AcadĂ©mique.
La diversification et la sĂ©cularisation des thèmes de la peinture française et europĂ©enne, le recul de la peinture d’histoire et mythologique se fait en dĂ©finitive Ă  l’imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l’art profane et sĂ©culier depuis le 17è siècle.
D’autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l’Art Moderne.
Dès les annĂ©es 1830 le romantique Delacroix a multipliĂ© les esquisses et les tableaux peints Ă  grandes ou petites touches de couleur juxtaposĂ©es, au dĂ©triment de la prĂ©cision du dessin. C’est une rĂ©volution qui est qualifiĂ©e par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu’on en dise , n’avait pas absolument tort.
Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.
Dans les annĂ©es 1840-50 les peintres de l’Ecole prĂ©-impressionniste de Barbizon s’inspirent beaucoup du paysage nĂ©erlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprĂ©cision du dessin, qui prĂ©figurent l’impressionnisme.
Mais l’Ă©poque voit aussi se perpĂ©tuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et prĂ©cis, enseignĂ© par Dominique Ingres, et attachĂ©e aux grands thèmes tirĂ©s de la religion, de la littĂ©rature ou de l’histoire europĂ©enne. Ces peintres AcadĂ©miques vont entrer en conflit avec les RĂ©alistes, les PrĂ©impressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiĂ©s de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les annĂ©es 1860 le rĂ©aliste Courbet, et Manet, difficilement classable, reprĂ©sentent, de manière un peu diffĂ©rente, la peinture de contestation de l’AcadĂ©misme.

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.
Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.
The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.
The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.
As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.
In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.
In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.
But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

Posted by >jean louis mazieres on 2017-03-29 16:36:22