IMG_1836 Richard Riemerschmid 1868-1957 München In freier Natur In the Wild 1895 München Lenbachhaus

IMG_1836 Richard Riemerschmid 1868-1957 München In freier Natur  In the Wild 1895 München Lenbachhaus

Richard Riemerschmid 1868-1957 München
In freier Natur
In the Wild 1895
München Lenbachhaus

MUSEE MUNICH : LENBACHHAUS

La Lenbachhaus (Städtische Galerie im Lenbachhaus), à Munich en Allemagne, est un musée municipal situé dans une maison de style florentin, ancienne propriété du peintre allemand Franz von Lenbach construite en 1887 et 1891.
Le musée est essentiellement consacré à l’art moderne et offre notamment une large collection des artistes du Cavalier bleu qui réunissait notamment Vassily Kandinsky, Gabriele Münter, Franz Marc, August Macke, Marianne von Werefkin et Paul Klee. (Wikipedia)

La présentation est intelligemment progressive, excellemment pédagogique. Elle débute par des oeuvres figuratives, puis présente les débuts de la recherche non figurative pour aboutir à l’art totalement abstrait.
Vassily Kandinsky et Paul Klee notamment montrent bien comment l’art moderne évolue progressivement de l’art figuratif aux formes simplifiées, interprétatives ou symboliques vers l’art totalement abstrait, dépourvu de signification. Le point de départ est le plus souvent la nature, mais la ville commence à devenir un sujet important. Au bout de cette évolution apparaît "l’art sans titre", même quand parfois un titre est encore proposé par l’artiste.
La recherche de formes nouvelles d’expression artistique, la volonté de trouver les chemins d’une nouvelle esthétique part d’une simplification du réel, souvent inspirée des arts antérieurs au 16è siècle. Au cours de cette recherche l’art moderne s’écarte de plus en plus de l’imitation de la nature, pour parvenir à un art totalement éloigné du réel, non figuratif, littéralement "abstrait" du réel. La conséquence nécessaire, inévitable, qui apparaît peu avant la Première Guerre Mondiale est un art dépourvu de toute signification immédiate, claire, accessible au grand public.
Vassily Kandinsky, bien plus que Gabriel Münter beaucoup plus figurative, parvient ainsi à l’Art qui évite ou refuse de tenir un discours intelligible, évidemment compréhensible par tous. De même Paul Klee.
A ce stade de l’histoire de la peinture européenne, celui de l’Art Moderne, le laid n’a pas encore été inventé. Il n’est qu’un "accident" subjectif, le laid ne s’est pas encore objectivé et n’est pas devenu une règle d’or, un point de doctrine incontournable, un fondement de l’art.
Le spectateur aimera, ou pas, telle oeuvre ou telle autre, mais la recherche du laid, l’attitude délibérément anti esthétique ne fait pas encore partie de la doctrine officielle et du comportement obligé de l’artiste consacré. L’émotion esthétique peut vivre, et être partagée entre l’artiste et un public encore assez large. Le plaisir provoqué par l’agencement des formes et des couleurs reste très habituellement présent.
Mais la démarche esthétique moderniste est très clairement emprisonnée dans une systématique de l’esquisse qui devient vite lassante, et qui est révélatrice d’une régression technique évidente. Sous le couvert de la Nouveauté, de la Modernité, du Progrès ce sont aussi, en peinture, les débuts de l’art facile, l’art bâclé. A cette époque s’amorce la séparation de la peinture de l’architecture. L’art architectural reste conditionné par les dures réalités de la vie. Alors que la peinture, et la sculpture, vont pouvoir s’ abstraire totalement et inventer le Non-art.

Le musée de la Lenbachaus expose en effet une importante collection des oeuvres de l’Art Contemporain Officiel, immédiatement identifiable. D’une salle à une autre, malgré quelques ressemblances, le visiteur change totalement d’atmosphère.
L’art devient une affaire réservée à une prétendue élite. Un art séparé, imposé, et non plus un art qui recherche un partage avec le grand public.
L’absence de signification auquel l’art abstrait est progressivement parvenu cède la place au culte de l’absurde. Ce n’est plus seulement le non-sens par absence de signification. L’art entre dans la religion de l’aberration. Plus c’est aberrant, plus c’est de l’art.
Surtout, nouveauté fondamentale, le laid s’impose comme un système obligatoire. Plus c’est laid, plus c’est de l’art.
Cet effet, brutal, de bascule de l’Art Moderne dans l’Art Contemporain Officiel est une constante dans tous les musées européens. L’anti-esthétique est née : L’art n’est pas fait pour plaire aux peuples mais pour les déranger. Le Beau est obscurantiste. Le Laid est éclairé.
Ce programme de provocation est imposée par une élite idéologique et politique qui se veut totalement coupée du grand public. Cette élite affirme sans se lasser qu’une initiation est nécessaire pour pénétrer les mystères conceptuels de la contemporanéité et participer pleinement à son Intelligence éclairée.
Dans ce musée comme dans tous les autres se vérifie ce constat historique millénaire : L’art est le reflet des idéologies et des valeurs qui inspirent les élites politiques. L’initiation, prétendue, totalement factice, est devenue en art, comme en politique, une clé qui est censée ouvrir toutes les portes de la connaissance et de l’action. Participez, initiez vous et vous accèderez à la "Lumière".
Cette clé de "l’initiation" nécessaire, est en réalité surtout destinée à fermer les portes, pour permettre à l’élite de rester entre "illuminés". Cette clé est nécessaire pour comprendre tout le projet politique mondialiste : "L’initiation" et ses degrés fondent la pyramide maçonnique: En haut les Sages Inconnus, Innommables. Puis les Gardiens, classés par rangs hiérarchiques. Et enfin tout le reste, les peuples. Les électeurs. Parce que ce système s’affirme démocratique.
L’Art Contemporain propose quelques exceptions bien sûr, mais qui ne changent rien au projet dans son ensemble. Et elles se rencontrent rarement dans les musées publics.

Le musée de la Lenbachhaus présente aussi quelques œuvres de la deuxième partie du 19 siècle, représentatives de l’art figuratif des débuts de l’Art Moderne.

The Lenbachhaus in Munich, Germany, is a municipal museum housed in a Florentine-style house, formerly owned by the German painter Franz von Lenbach, built in 1887 and 1891.
The museum is mainly devoted to modern art and offers a large collection of artists from the Blue Rider, including Vassily Kandinsky, Gabriele Münter, Franz Marc, August Macke, Marianne von Werefkin and Paul Klee. (Wikipedia)

The presentation is smartly progressive, excellently educational. She begins with figurative works, then presents the beginnings of non-figurative research to lead to totally abstract art.
Vassily Kandinsky and Paul Klee show how modern art progressively evolves from figurative art with simplified, interpretative or symbolic forms to totally abstract art, devoid of meaning. The starting point is most often nature, but the city begins to become an important topic. At the end of this evolution appears the "Untitled art ", even when sometimes a title is still proposed by the artist.
The search for new forms of artistic expression, the willingness to find the paths of a new aesthetic, starts from a simplification of the real, often inspired by the arts prior to the 16th century. In the course of this research, modern art deviates more and more from the imitation of nature, to achieve an art totally distant from the real, not figurative, literally "abstract" of the real. The inevitable necessary consequence, which appears shortly before the first world war, is an art devoid of any immediate, clear meaning accessible to the general public.
Vassily Kandinsky, far more than Gabriel Münter much more figurative, thus achieves art that avoids or refuses to hold an intelligible speech, understandably understandable by all. Likewise Paul Klee.
At this stage of the history of European painting, that of modern art, the ugliness has not yet been invented. She is only a subjective "accident", the ugliness has not yet been objectified and has not become a golden rule, an inescapable doctrine, a foundation of art.
The spectator will like, or not, such a work or other, but the search for the ugly, the deliberately anti-aesthetic attitude is not yet part of the official doctrine and the obligatory behavior of the consecrated artist. The aesthetic emotion can live, and be shared between the artist and an audience still quite wide. The pleasure caused by the arrangement of shapes and colors remains very usually present.
But the modernist aesthetic approach is very clearly trapped in a systematic of sketching that quickly becomes boring, and which reveals an obvious technical regression. Under the guise of novelty, modernity, progress it is also, in painting, the beginnings of easy art, the sloppy art. At this time the separation of painting compared too the architecture begins. Architectural art remains conditioned by the harsh realities of life. While painting, and sculpture, will be able to abstract completely and invent the non-art.

The Lenbachaus museum exhibits an important collection of works of the Official Contemporary Art, immediately identifiable. From one room to another, despite some similarities, the visitor completely changes atmosphere.
Art becomes a business reserved for an alleged elite. A separate art, imposed, and no longer an art that seeks a sharing with the general public.
The lack of meaning to which abstract art has gradually come to be, is giving way to the cult of the absurd. It is no longer just nonsense for lack of meaning. Art enters into the religion of aberration. The more it is absurd, the more it is art.
Above all, fundamental novelty, the ugliness imposes itself as a mandatory system. The uglier it is, the more it’s art.
This brutal effect of toppling Modern Art in Official Contemporary Art is a constant in all European museums. The anti-aesthetic is born: The art is not made to please peoples but to disturb them. Beauty is obscurantist. Ugliness is enlightened.
This provocative program is imposed by an ideological and political elite who wants to be totally cut off from the general public. This elite asserts without tiring that an initiation is necessary to penetrate the conceptual mysteries of contemporaneity and fully participate in its enlightened intelligence.
In this museum as in all others is verified this historical observation :: art is a reflection of the ideologies and values that inspire the political elites. The initiation, pretended, totally dummy, became in art, as in politics, a key that is supposed to open all the doors of knowledge and action. Enter, initiate himself and access the "light". A Pentecost, but gradual.
This key of "Initiation" necessary, is in reality mainly intended to close the doors, to allow the elite to remain between "illuminateds ". This key is necessary to understand the whole political project globalist: "initiation " and its degrees founded the Masonic pyramid: Above, the unknown sages, who can not be named. Then the guardians, sorted by hierarchical ranks. And finally all the rest, the peoples. The voters. Because this system affirms itself as democratic.
Contemporary art offers some exceptions of course, but which do not change the whole project. And they rarely meet in public museums.

The Lenbachhaus Museum also presents some works from the second half of the 19th century, representative of the figurative art of the beginnings of Modern Art.

Posted by >jean louis mazieres on 2019-04-13 10:43:25

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